Travelling Avant

6 juin 2009

Nikkatsu Noir : polars nippons bien frappés

Filed under: Cinéma japonais, Criterion, Film noir — Marc-André @ 13:54
Nikkatsu Noir (Source : The Criterion Collection)

Nikkatsu Noir (Source : The Criterion Collection)

Une confession : j’adore le film noir. Je ne manque jamais une occasion de visionner un polar glauque, nihiliste et désespéré. Je suis sûr que vous me comprenez.

L’un des moments les plus réjouissants de l’édition 2008 du festival Fantasia fut certainement la découverte d’un filon méconnu du genre : les films d’action produits par la Nikkatsu, légendaire studio japonais, au cours des années soixante. On avait déjà pu prendre note du talent fou de Seijun Suzuki, l’inimitable papy électrique qui était à son apogée lors de cette décennie. Mais qui savait qu’un bon nombre de productions du même genre étaient restées tapies dans l’ombre?

Quel bonheur, donc, de voir apparaître ces polars nippons rétro bien singuliers, travaillés par de multiples influences. The Criterion Collection permettra justement de se mettre au parfum, avec la parution d’un coffret de cinq films qui s’ajoutera à la collection Eclipse. Intitulé Nikkatsu Noir, il contiendra notamment A Colt Is My Passport, un pur bijou qui ne pourra que ravir les fans de Quentin Tarantino. Date de sortie : 25 août 2009.

22 octobre 2006

FNC 2006 : 13 Tzameti

Filed under: Cinéma français, Festival du nouveau cinéma 2006, Film noir — Marc-André @ 14:44
13 Tzameti

13 Tzameti

Rares sont les films qui suscitent une impression aussi forte et qui créent un effet aussi indélébile.  13 Tzameti est de cette trempe. Ce premier long métrage couronné de multiples récompenses, notamment à Venise et à Sundance, constitue une véritable révélation. Machiavélique et fort d’une mécanique aussi rigoureuse qu’implacable, le film expose les mésaventures d’un jeune ouvrier qui s’immisce par mégarde dans une histoire qui ne le concerne pas et qui lui réservera de bien étonnantes surprises.

En dire davantage risquerait de gâcher le plaisir du spectateur, tant la réussite éclatante de ce thriller d’un noir absolu repose en grande partie sur un effet de choc et de surprise dont l’impact sera décuplé si le spectateur le reçoit en étant resté vierge de tout renseignement sur le film. Aussi, gardez-vous bien de lire quoi que ce soit sur 13 Tzameti avant de le visionner.

Je me contenterai donc ici de saluer ce joyau noir et blanc totalement diabolique et dévastateur, dont le style à la fois raffiné et austère convoque les motifs du film noir français (Henri-Georges Clouzot et Le Corbeau en tête) ainsi que l’esthétique et l’ambiance d’un certain cinéma russe. Avec sa direction photo époustouflante, une interprétation de la plus haute tenue par l’ensemble des acteurs et un scénario aussi tranchant que la lame d’un couteau, 13 Tzameti fascine tout autant qu’il prend aux tripes. Le film fonctionne à la fois en tant que thriller jusqu’au-boutiste et sans concession et comme une allégorie politique sombre et foudroyante sur les thèmes du pouvoir et de l’appât du gain.

Amateurs de polars, de films noirs et de thrillers, celui-ci n’est à manquer sous aucun prétexte.

Thème : Silver is the New Black. Un Blog WordPress.com.

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