Travelling Avant

15 octobre 2009

FNC 2009 : Le ruban blanc ajouté in extremis à la programmation

Filed under: Festival du nouveau cinéma 2009 — Marc-André @ 07:46
Le ruban blanc

Le ruban blanc

Surprise : le Festival du nouveau cinéma vient de sortir un lapin de son chapeau. Un lapin blanc, autrichien et lauréat de la Palme d’or 2009.

Le ruban blanc, de Michael Haneke, a été réinséré dans la programmation après de multiples tergiversations auprès de son distributeur. Le plus récent et très attendu film du grand cinéaste autrichien aura droit à une projection, le dimanche 18 octobre, à 11 heures, à eXcentris – oui, en pleine heure de brunch dominical, un emplacement par ailleurs fort légitime et pertinent, quoique certains puissent en penser.

Au moment où vous lisez ces lignes, il est possible, voire probable que vous ayez formulé la phrase « Nom d’un chien, reste-t-il des billets? », phrase à laquelle il existe une réponse hélas bien évidente : non. Le film affiche complet. Chose qui ne saurait trop vous étonner.

Par ailleurs, le FNC a également annoncé l’ajout d’un autre film : Rich Brother, de la cinéaste allemande Insa Onken. Une projection gratuite de ce film aura lieu le samedi 17 octobre, à 11 heures.

13 octobre 2009

FNC 2009 : mi-parcours

Filed under: Festival du nouveau cinéma 2009 — Marc-André @ 23:58
La famille Wolberg

La famille Wolberg

Nous voilà déjà à mi-chemin de cette trente-huitième édition du Festival du nouveau cinéma, toujours aussi riche en découvertes et en aventures cinéphiles de toutes sortes. Un emploi du temps trop chargé m’empêche de tenir ce blogue à jour d’une manière quotidienne, mais je tiens à jeter quelques notes en vrac sur les films les plus intéressants vus jusqu’à maintenant.

Antichrist - Les rumeurs étaient fondées, et la claque fut énorme. Le nouveau Lars von Trier est un véritable électrochoc qui s’amorce de manière absolument grandiose pour s’achever dans le chaos le plus pur. Aucun doute possible à mon avis : que l’on soit outragé par quelques scènes d’une violence insoutenable et par la représentation plus que jamais controversée de ses personnages féminins importe peu en bout de ligne. Nous sommes devant un très grand film qui suscitera des discussions vives, tranchées et animées. Il ne réconciliera certainement pas ses détracteurs avec un cinéaste qui conduit le spectateur dans ses derniers retranchements, mais indéniablement, il s’agit d’une pièce maîtresse de sa filmographie, et l’un des plus grands et formidables films de l’année, toutes catégories confondues. J’y reviendrai une fois le choc et le festival passés.

Canine – Découverte majeure, et l’un des meilleurs films vus jusqu’à maintenant. Le cinéaste grec Yorgos Lanthimos y ausculte de brillante façon les aléas d’une famille dont les parents ont coupé leur progéniture de tout lien avec l’extérieur. Leur fils et leurs deux filles, parvenus à l’âge adulte, ont été élevés à l’écart du monde, dans un univers claustrophobe qui a forgé leur psyché de manière totalement tordue. Examinant les dynamiques, scrutant les failles et les fissures de ce monde névrotique, le réalisateur assène plusieurs scènes chocs et moments déstabilisants, tout en faisant preuve d’une rigueur époustouflante sur le plan de la mise en scène. Mémorable, dérangeant et gravé en mémoire.

La famille Wolberg - Coup de coeur inattendu que ce premier long métrage de la critique devenue cinéaste Axelle Ropert. Elle propose un portrait de famille inusité avec, au centre, une figure paternelle atypique, maire de village passionné de musique soul, et ses relations difficiles avec sa femme et ses deux enfants. Loin des clichés de la famille dysfonctionnelle, le récit démarre sur un ton empruntant à la fois à la comédie légèrement décalée et au drame social avant de basculer, dans sa dernière partie, dans une bouleversante exploration des affects de son personnage principal. Deux longues scènes, en particulier, viennent donner des frissons tant elles sont puissantes et émouvantes. François Damiens, dans le rôle titre, est rien de moins qu’exceptionnel. Un premier film exemplaire et d’une grande humanité.

La fiesta cinéphile se poursuit mercredi et jeudi avec plusieurs pièces de résistance : Mary and Max, Katalin Varga, et deux morceaux de choix dans la section Temps Zéro : United Red Army et Trash Humpers. Attachez votre ceinture, le plus récent brûlot de Harmony Korine risque de décaper ce qu’il nous reste de santé mentale.

10 octobre 2009

FNC 2009 : premier week-end substantiel et démentiel

Filed under: Festival du nouveau cinéma 2009 — Marc-André @ 10:38
The Time That Remains

The Time That Remains

La trente-huitième édition du Festival du nouveau cinéma bat son plein depuis deux jours déjà, et la première fin de semaine s’annonce tout simplement jouissive et délirante. Les films à voir ne manquent pas : en fait, il y en a tellement qu’il faudra se résoudre à en mettre quelques-uns de côté, même en pratiquant le marathon cinéphile, ce que je ne manquerai pas de faire. Voici donc les incontournables en ces samedi et dimanche automnaux éminemment propices à une grande randonnée cinéphile :

Antichrist. Bien sûr, le film le plus attendu de la plupart des cinéphiles en cette fin de semaine. Aucun doute possible, le plus récent et fort controversé long métrage de Lars von Trier fera grincer des dents et remuer de malaise dans son fauteuil. Je m’en réjouis déjà.

Canine, Holland et Koma. La section « Sélection internationale », volet compétitif des premières, deuxièmes et troisièmes oeuvres, est toujours un haut lieu de belles découvertes. Cette année, la cuvée s’avère d’une incroyable richesse. En cette seule fin de semaine, voici trois oeuvres fortes, audacieuses, provocatrices et dérangeantes, qu’il ne faut surtout pas manquer. Elles sont en provenance, respectivement, de Grèce, des Pays-Bas et de l’Autriche.

The Time That Remains. Le grand retour du cinéaste palestinien Elia Suleiman, absent depuis le magnifique Intervention divine, projeté au FNC en 2002, est sans l’ombre d’un doute l’un des musts de cette édition, en particulier pour les amateurs d’humour absurde et pince-sans-rire.

Enfin, deux morceaux de choix dans la section « Temps ø » :

Metropia. Animation suédoise mêlant science-fiction et paranoïa kafkaïenne. Très attendu.

I Am Not Your Friend. Plus récent film d’un certain György Pálfi, réalisateur de Taxidermia. Je ne pense pas qu’on ait besoin d’en dire plus pour accourir à grandes enjambées.

Avec un tel menu, il est évident que les deux prochaines journées vont faire le régal des amateurs de cinéma.

FNC 2009, jour 2 : les morts-vivants envahissent l’Impérial

Filed under: Cinéma américain, Festival du nouveau cinéma 2009, Horreur — Marc-André @ 09:14
Survival of the Dead

Survival of the Dead

De la grande visite et un beau moment, hier soir, au Cinéma Impérial. Le Festival du nouveau cinéma recevait le légendaire créateur de Night of the Living Dead, George A. Romero. Celui-ci accompagnait son plus récent film, Survival of the Dead, présenté dans la section Temps ø. Une horde d’amateurs friands de chair décomposée s’était déplacée pour l’occasion, et lui a réservé un accueil chaleureux.

Accueilli par une ovation debout, Romero a ensuite reçu la Louve d’honneur du festival, pendant que les cinéphiles imitaient le cri du loup. Le cinéaste s’est prêté avec générosité au traditionnel exercice des questions et réponses après la projection, où il a parlé de ses films et évoqué quelques savoureuses anecdotes, dont quelques-unes à propos d’un autre maître du macabre, Dario Argento, avec qui il a déjà collaboré.

Et qu’en est-il de son plus récent film? Celui-ci n’est bien évidemment pas à la hauteur des trois premiers opus de sa légendaire filmographie. Il nous a toutefois fait passer un bon moment, avec ses traits empruntés au western et quelques saillies d’humour, qu’elles soient volontaires ou non (la plupart le sont). Romero ne s’est manifestement pas pris trop au sérieux en réalisant Survival, tout en ne ménageant pas les effets chocs pour lesquels il est reconnu. Le résultat est plutôt inégal, en particulier du côté de l’interprétation, mais il n’en demeure pas moins sympathique et dénué de prétention.

8 octobre 2009

FNC 2009 : c’est un départ!

Filed under: Festival du nouveau cinéma 2009 — Marc-André @ 00:54
Les dames en bleu

Les dames en bleu

La frénésie festivalière peut commencer! Oubliez temporairement votre ronron quotidien, vos habitudes sociales et votre statut Facebook. Au cours des dix prochains jours, tout tournera autour du septième art et du périmètre formé par eXcentris, Cinéma du Parc, le Cinéma Impérial et la Cinémathèque québécoise.

La trente-huitième édition du Festival du nouveau cinéma a été lancée hier soir avec la projection du film d’ouverture : Les dames en bleu, documentaire de Claude Demers portant sur le chanteur Michel Louvain et ses admiratrices les plus inconditionnelles. Jusqu’au 18 octobre, nous sommes conviés à un véritable festin d’oeuvres cinématographiques triées sur le volet, choisies avec soin par une équipe qui a l’oeil aiguisé et l’esprit ouvert. À nous d’en profiter pleinement.

Ce Jour 1 du marathon cinéphile marque notamment l’ouverture des sections Focus, avec Nuages sur la ville, de Simon Galiero, et Temps ø, avec Taqwacore : la naissance de l’islam punk, de Omar Majeed. À surveiller aussi aujourd’hui : It Came From Kuchar, documentaire portant sur deux hurluberlus de la scène underground new yorkaise; un doublé fort intéressant de moyens métrages avec La collection invisible, signalant le retour de la cinéaste portugaise Rita Azevedo Gomes, et Behind Jim Jarmusch, documentaire sur l’icône du cinéma indépendant américain; et La terre de la folie, de Luc Moullet, pour découvrir un univers aussi personnel que bizarroïde.

Pour ma part, en plus des Dames en bleu, j’aurai la chance de voir Fausta: la teta asustada, film péruvien lauréat de l’Ours d’or du festival de Berlin 2009, et The Red Race, première incursion dans la très substantielle section compétitive de la Sélection internationale, avec un documentaire portant sur l’entraînement des enfants chinois choisis afin de devenir des champions de gymnastique olympique. Riche matière, et ce n’est que l’entrée.

Bon festival à toutes et à tous.

5 octobre 2009

FNC 2009 : La merditude des choses

Filed under: Cinéma belge, Festival du nouveau cinéma 2009 — Marc-André @ 23:17
La merditude des choses

La merditude des choses

Octobre 2009 sera un mois tout désigné pour s’offrir une nouvelle incursion au sein du cinéma belge actuel. Cette petite cinématographie ne cesse de produire un nombre étonnant d’objets filmiques inventifs et audacieux, où triomphe une délicieuse irrévérence, comme en ont amplement témoigné le décalé et émouvant Eldorado, la brillante mise en abyme méta-médiatique JCVD et le psychotique et virtuose Ex Drummer, tous attrapés l’an dernier avec jubilation.

Ceux qui, comme moi, se délectent de ces belgitudes cinématographiques auront de quoi sustenter leur appétit au cours des jours à venir. Dans quelques semaines, la Cinémathèque québécoise déroulera son Tapis rouge au cinéma belge : du 28 octobre au 1er novembre, une sélection de plusieurs courts et longs métrages récents nous permettra de découvrir d’autres facettes du cinéma wallon et flamand.

Mais d’ici là, le Festival du nouveau cinéma ne sera pas en reste, la Belgique étant fort bien représentée au sein de la programmation de cette 38e édition. En plus de la première nord-américaine fort attendue de Amer, d’Hélène Cattet et Bruno Forzani (détails ici), les festivaliers pourront voir : Dirty Mind, plus récent film de Peter Van Hees, auteur du surprenant Left Bank, projeté à Fantasia cette année; Un ange à la mer, une coproduction entre la Belgique et le Canada mettant en vedette Olivier Gourmet, qui a remporté trois prix dont celui du meilleur film au festival de Karlovy Vary; Persona non grata, de Fabio Wuytack, un documentaire portant sur l’activiste et artiste belge Franz Wuytack; et enfin La merditude des choses, de Felix Van Groeningen.

Comme en témoignent fièrement le titre et l’affiche du film, La merditude des choses s’annonce bien ancré dans la tradition humoristique et iconoclaste que l’on apprécie tant du cinéma belge. Le récit porte sur les déboires d’un jeune adolescent de treize ans qui doit composer avec un environnement social peuplé d’ivrognes et d’hurluberlus qui lui en font voir de toutes les couleurs. Entre comédie et drame, cette oeuvre a reçu d’excellentes accolades depuis sa présentation à la Quinzaine des réalisateurs, à Cannes. Très certainement, voilà l’un des musts de cette édition.

Site officiel de La merditude des choses

4 octobre 2009

FNC 2009 : The Blood of Rebirth

Filed under: Cinéma japonais, Festival du nouveau cinéma 2009 — Marc-André @ 10:49
The Blood of Rebirth

The Blood of Rebirth

En l’espace de deux films percutants – Blue Spring (2001) et Nine Souls (2003), tous deux présentés au festival Fantasia en 2004 – le réalisateur Toshiaki Toyoda est devenu l’une des figures de proue du cinéma japonais actuel. Son film suivant, Hanging Garden (2005), est malheureusement passé totalement inaperçu en Amérique du Nord, en dépit de ses qualités évidentes, non sans lien d’ailleurs avec Tokyo Sonata, de Kiyoshi Kurosawa.

Depuis, ce cinéaste talentueux avait eu des ennuis avec la justice nipponne. Après un silence de quatre ans, le voilà qui refait enfin surface avec The Blood of Rebirth. Son plus récent long métrage – l’une des pièces de résistance de la section « Temps ø » – sera présenté en première mondiale au Festival du nouveau cinéma, les 13 octobre (Cinéma du Parc 1, 13 h 30) et 17 octobre (Cinéma Impérial, 17 h 00) prochains. Une prise de taille, que l’on attend avec grande impatience.

La bande annonce du film a de quoi intriguer et laisse entrevoir un changement de registre étonnant. Toyoda s’est inspiré d’une légende kabuki pour réaliser cette oeuvre baignée dans des atmosphères médiévales et mystiques, mais qui porte sa griffe, nul doute là-dessus.

Site officiel de The Blood of Rebirth

3 octobre 2009

FNC 2009 : Amer

Filed under: Cinéma belge, Cinéma français, Festival du nouveau cinéma 2009 — Marc-André @ 16:12
Amer

Amer

Je me souviens d’une époque – hélas, manifestement révolue – où la seule vue d’une affiche de cinéma était suffisante afin de provoquer un désir et une curiosité irrépressibles envers un film. J’ai retrouvé cette naïveté cinéphile en découvrant la très belle affiche d’Amer, premier long métrage du tandem d’Hélène Cattet et Bruno Forzani, que l’on présente comme un exercice de style portant sur le giallo.

Le réalisateur et la réalisatrice d’Amer avaient déjà attiré l’attention avec leurs courts métrages expérimentaux La chambre jaune (que l’on peut voir sur le DVD Small Gauge Trauma, de Fantasia) et La fin de notre amour. Cette fois, ils rendent hommage au polar macabre à l’italienne, un genre qui leur sied à ravir.

On pourra découvrir le film en première nord-américaine au Festival du nouveau cinéma, en présence des réalisateurs, le jeudi 15 octobre à 20 h 30, à la Cinémathèque québécoise, et le samedi 17 octobre à 15 h 15, à la salle Fellini du complexe eXcentris. Une première bande annonce – parlons plutôt d’une aguiche, de quelques secondes – a d’ailleurs été dévoilée sur Twitch (lien).

Amer est l’un des nombreux objets cinématographiques non identifiés à ne pas manquer dans la section « Temps ø », devenue la zone festivalière de prédilection pour les cinéphiles aventureux. Avec une sélection étourdissante de 17 longs métrages, dont les plus récentes oeuvres de Bong Joon-ho, Harmony Korine, Brillante Mendoza, Györgi Palfi, George A. Romero, Toshiaki Toyoda et Koji Wakamatsu, la cuvée s’annonce de très, très haute tenue.

2 octobre 2009

FNC 2009 : Left Handed

Filed under: Cinéma japonais, Festival du nouveau cinéma 2009 — Marc-André @ 18:17
Left Handed

Left Handed

Le cinéaste britannique Laurence Thrush s’est intéressé au phénomène social des hikikomori, une forme de réclusion pathologique qui touche un million de Japonais, pour la plupart adolescents ou jeunes adultes de sexe masculin.

Le résultat s’intitule Left Handed (Tobira no Muko), un premier long métrage de fiction tourné au Japon, avec des acteurs non professionnels, dont des enfants ayant déjà été atteints de ce syndrome. Le cinéaste explore ce sujet passionnant à l’aide d’un récit qui examine les traits de cette pathologie chez un jeune garçon qui se replie soudainement sur lui-même, ainsi que les répercussions de son isolement radical sur les membres de sa famille.

Contrairement à Bong Joon-ho, qui avait abordé le phénomène des hikikomori de manière fantaisiste et allégorique dans l’un des sketches du film omnibus Tokyo!, Thrush aborde la question de manière réaliste, en recourant à des éléments à caractère documentaire qui font contrepoids à la dimension artistique de l’oeuvre, notamment une superbe direction photo en noir et blanc et la musique ambiante de l’artiste Pan American.

Left Handed fait partie du volet « Sélection internationale » du Festival du nouveau cinéma, et concourt pour la Louve d’or.

Liens à consulter :

Site officiel du film

Bande annonce

Description de la pathologie psychosociale hikikomori sur Wikipedia

1 octobre 2009

FNC 2009 : Canine

Filed under: Cinéma grec, Festival du nouveau cinéma 2009 — Marc-André @ 17:21
Canine

Canine

La mise en vente des billets de la trente-huitième édition du Festival du nouveau cinéma débute dans quelques jours à peine – le samedi 3 octobre à midi, pour être plus précis – et comme tous les mordus, je suis plongé dans l’exploration de la grille horaire, notant les films à ne pas manquer – ils sont légion – afin d’arrêter mes choix. À chaque jour d’ici le début du festival, je mettrai en évidence quelques oeuvres qui me semblent incontournables, principalement dans les sections « Sélection internationale » et « Temps ø », où la qualité et la diversité sont tels que l’on peut pratiquement piger les yeux fermés. Mais même en étant obsessif et cinémaniaque comme votre humble serviteur, on n’aura pas le temps de tout voir, n’est-ce pas, alors comment et quoi choisir? Allons-y voir.

L’un des incontournables parmi les dix-huit titres de la section compétitive « Sélection internationale », où l’on remet annuellement la récompense de la Louve d’or, est très certainement Canine, aussi connu sous le titre Dogtooth. Ce troisième long métrage du cinéaste grec Giorgos Lanthimos a remporté le prix Un certain regard lors du plus récent Festival de Cannes, en plus de se mériter une réception critique fort élogieuse. Les attentes sont donc très élevées pour cette exploration des dynamiques d’une famille repliée sur elle-même et au bord de l’implosion, où perversion, cruauté et relations tordues entre parents et enfants font bon ménage.

À quoi doit-on s’attendre avec Canine? À un film dérangeant et déstabilisant, à une expérience filmique qui bouscule. Je ne pourrais vous en dire plus, car je me suis bien gardé d’en apprendre davantage. Je suis d’avis que l’on doit en savoir le moins possible sur ce type de film afin de l’encaisser avec un maximum d’impact. Et selon toute vraisemblance, Canine sera l’un des chocs de cette édition.

Articles Précédents »

Thème : Silver is the New Black. Un Blog WordPress.com.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.