Travelling Avant

18 août 2009

Des nouvelles de la Cinémathèque québécoise

Intégrale Raymond Depardon à la Cinémathèque québécoise

Intégrale Raymond Depardon à la Cinémathèque québécoise

La Cinémathèque québécoise a annoncé les grandes lignes de sa programmation pour les mois de septembre et d’octobre, et le menu s’annonce alléchant.

Le grand événement de la rentrée sera certainement la rétrospective consacrée à Raymond Depardon, l’un des plus grands documentaristes vivants. La Cinémathèque propose l’intégrale de son oeuvre : 18 longs métrages, dont son plus récent, le magnifique La vie moderne, ainsi qu’une vingtaine de courts métrages. Une exposition de photogrammes, intitulée Désert, un homme sans l’Occident, accompagnera la rétrospective, qui se tiendra du 9 septembre au 3 octobre.

L’autre tête d’affiche automnale sera la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion. L’auteure de An Angel at my Table et de The Piano a également droit à une rétrospective, intitulée Jane Campion, la fascination de l’étrangeté, qui comprendra son plus récent long métrage, Bright Star, présenté au Festival de Cannes. La rétrospective est présentée en collaboration avec le Festival du nouveau cinéma, du 8 au 17 octobre.

D’autres surprises attendent les cinéphiles, notamment un cycle intitulé Tapis rouge au cinéma belge. Voilà qui promet! Des longs et des courts métrages belges, wallons et flamands seront projetés du 28 octobre au 1er novembre. Il me tarde de connaître les titres sélectionnés.

Parmi les autres faits saillants de cette riche et éclectique programmation, soulignons les Nouveaux rendez-vous du samedi avec le cinéma de genre, qui débutent le 19 septembre. Après les très intéressantes rétrospectives consacrées à Johnnie To et au pinku eiga, réalisées en collaboration avec Fantasia, je me réjouis de voir que la Cinémathèque poursuit l’exploration de nouveaux territoires, tout en attestant du dynamisme actuel du cinéma de genre et de l’engouement de plus en plus marqué des cinéphiles envers ce type de cinéma. À inscrire à l’agenda : une projection de Evil Dead est annoncée en séance de minuit, le 31 octobre, afin de célébrer l’Halloween!

Une autre date à retenir est le 20 octobre, date de l’événement nommé An Evening With Don Hertzfeldt. Les fans de DJ XL5 connaissent déjà ce cinéaste d’animation américain iconoclaste et minimaliste, à l’humour insolent et ravageur. Il aura droit à une soirée de courts métrages consacrée à son oeuvre, en collaboration avec le Festival d’animation d’Ottawa et l’ONF. À ne pas manquer.

Les détails de la programmation seront dévoilés à partir du 20 août, sur le site Web de la Cinémathèque et le nouveau dépliant de programmation.

20 juillet 2007

Fantasia 2007 : The Devil Dared Me To

Filed under: Cinéma néo-zélandais, Comédie, Fantasia 2007 — Marc-André @ 18:27
The Devil Dared Me To (Chris Stapp, Nouvelle-Zélande, 2007)

The Devil Dared Me To (Chris Stapp, Nouvelle-Zélande, 2007)

Connaissez-vous l’humour néo-zélandais – ou, si vous préférez, la comédie-kiwi? Cet irrévérencieux exemple de débilité assénée en bas de la ceinture en est une bien curieuse manifestation. Comment dire : imaginez des disciples zélés et fêlés de Evil Knievel qui auraient trop écouté les premiers films de Peter Jackson et qui auraient décidé de réaliser leur propre version de Jackass. Êtes-vous prêts à subir une dose gargantuesque de vulgarité, de scatologie, de cascades démentielles, de bruit perpétuel de tuyau d’échappement et de crissements de pneus et à assister à une série incroyable de blessures atroces? Et bien faites place à The Devil Dared Me To!

Le tandem de Chris Stapp et de Matt Heath a scénarisé, produit, réalisé et interprété cette comédie trash qui élève les cascades en voiture au rang de grand art. Il faut voir les stupidités intrépides que les protagonistes effectuent au péril de leur vie pour le croire. Les joyeux lurons défient la mort avec une audace sans borne, en multipliant les scènes où ils effectuent des cascades dangereuses en forme de morceaux de bravoure. Le récit de l’ascension de Randy Campbell (Stapp), un apprenti cascadeur d’abord frappé par des déboires et qui doit vivre dans l’ombre du tyrannique Dick Johansonson (Heath) avant de connaître la gloire, ne sert évidemment que de prétexte à une succession de scènes choc, à la fois hilarantes et révulsives, où le gore et un slapstick féroce occupent toute la place.

Sur le plan cinématographique, il y a peu de choses à dire, tant le film se limite au niveau de la pure provocation et du divertissement délinquant, non sans une certaine touche d’émotion incongrue. Mais on peut difficilement rester de glace devant la folie juvénile crasse et la dérision incessante de cet exercice de défoulement viril tourné avec fougue et passion. The Devil Dared Me To se savourera de préférence en groupe, en ayant bien pris soin de laisser sa subtilité et son intelligence au vestiaire.

Thème : Silver is the New Black. Un Blog WordPress.com.

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