
Canine
La mise en vente des billets de la trente-huitième édition du Festival du nouveau cinéma débute dans quelques jours à peine – le samedi 3 octobre à midi, pour être plus précis – et comme tous les mordus, je suis plongé dans l’exploration de la grille horaire, notant les films à ne pas manquer – ils sont légion – afin d’arrêter mes choix. À chaque jour d’ici le début du festival, je mettrai en évidence quelques oeuvres qui me semblent incontournables, principalement dans les sections « Sélection internationale » et « Temps ø », où la qualité et la diversité sont tels que l’on peut pratiquement piger les yeux fermés. Mais même en étant obsessif et cinémaniaque comme votre humble serviteur, on n’aura pas le temps de tout voir, n’est-ce pas, alors comment et quoi choisir? Allons-y voir.
L’un des incontournables parmi les dix-huit titres de la section compétitive « Sélection internationale », où l’on remet annuellement la récompense de la Louve d’or, est très certainement Canine, aussi connu sous le titre Dogtooth. Ce troisième long métrage du cinéaste grec Giorgos Lanthimos a remporté le prix Un certain regard lors du plus récent Festival de Cannes, en plus de se mériter une réception critique fort élogieuse. Les attentes sont donc très élevées pour cette exploration des dynamiques d’une famille repliée sur elle-même et au bord de l’implosion, où perversion, cruauté et relations tordues entre parents et enfants font bon ménage.
À quoi doit-on s’attendre avec Canine? À un film dérangeant et déstabilisant, à une expérience filmique qui bouscule. Je ne pourrais vous en dire plus, car je me suis bien gardé d’en apprendre davantage. Je suis d’avis que l’on doit en savoir le moins possible sur ce type de film afin de l’encaisser avec un maximum d’impact. Et selon toute vraisemblance, Canine sera l’un des chocs de cette édition.